27 décembre 2017 : 43 ans après la catastrophe de Liévin

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Journal télévisé  de France 3, le 27 décembre 2017, à propos de l’hommage aux « 42 mineurs envoyés à la mort », par le comité d’initiative pour un mémorial « Aux victimes du capitalisme ».

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L’hommage aux mineurs assassinés par les Houillères

Un salut à la mémoire des victimes du coup de grisou du 27 décembre décembre 1974 à Liévin. 42 « mineurs envoyés à la mort » comme le rappelle une plaque disposée quelques mois après le drame à l’entrée de la fosse 3. Dans les jours qui suivent la catastrophe, les militants maoïstes du Parti communiste révolutionnaire marxiste-léniniste (PCR-ml) mettent en place une commission populaire d’enquête en vue d’en déterminer les causes. Le 22 mars 1975 au cinéma L’Apollo de Lens, est organisé un Tribunal populaire qui recense les responsabilités des Houillères dans ce drame. Ce meeting est précédé d’une manifestation dans les rues de Liévin et de l’apposition, à l’entrée de la fosse 3 (Saint-Amé), d’une plaque en hommage aux « 42 mineurs envoyés à la mort ». En décembre 1975, lors du 1er anniversaire, une stèle reprenant les noms des victimes est dressée à proximité.

Intervention et dépôt de gerbe

C’est à cet endroit que le Comité d’initiative pour l’érection d’un mémorial en hommage aux victimes du capitalisme organisait, ce mercredi 27 décembre 2017, un hommage aux victimes des Houillères. En son nom, Jacques Kleinpeter qui a perdu trois proches dans cette catastrophe, a rappelé les circonstances de ce drame avant que la section PCF de Grenay ne dépose une gerbe au pied de la stèle.

Mémorial dédié aux victimes du capitalisme

C’est ici que le Comité d’initiative envisage de dresser un monument dont la vocation « sera de pointer les responsabilités de la bourgeoisie et de l’État capitaliste » dans les accidents du travail et la propagation des maladies professionnelles. Pour ses militants, ce n’est pas la « fatalité » trop souvent évoquée, mais bien « l’organisation du travail, les rythmes, conditions et horaires de travail propres au système capitaliste » qui provoquent la souffrance et la mort au travail. Et derrière « le système du capital, ce sont des hommes et des femmes qui décident les cadences infernales, la gestion par le stress, la production en sous-effectif, la mise sous pression des salariés ». Pour en finir avec cette logique mortifère, « il faut d’abord la dénoncer. D’où l’idée de s’appuyer sur un lieu d’histoire connu (Saint-Amé, site de la dernière grande catastrophe minière du XXe siècle) ». Il sera financé par voie de souscription.